Conseils de lecture

Le Château des Étoiles, T4, Un Français sur Mars
14,00
par (Libraire)
26 septembre 2018

Un Français sur Mars

Lors de ma semaine de formation, à Caen, quelle ne fut pas ma surprise de voir en vitrine d’une librairie BD le tome 4 du Château des Étoiles. Celui-ci, je l’attendais depuis longtemps, et je n’avais plus qu’une envie : rentrer à Gisors pour pouvoir mettre les mains sur cette petite merveille. Quelques heures après mon retour, c’était chose faite. Maintenant, après avoir partagé mon anecdote, je vais pouvoir partager mon avis…

C’est toujours aussi génial !

Ce coup-ci, on est sur Mars. Je ne vous divulgâche rien, c’est marqué dans le titre. Déjà, dans les tomes précédents la peinture à l’aquarelle de Alex Alice soulignait avec tendresse les engrenages de l’univers Steampunk dans lequel évoluent nos héros. Si on retrouve encore l’esthétique victorienne propre à ce courant, l’histoire prend enfin son envol, et s’affirme en tant qu’œuvre de Space Opera. La faune et la flore que l’auteur nous présente est digne des fantasmes de l’âge d’or de la SF, avec des structures gigantesques et des bestioles qui ne peuvent qu’être des clins d’œil à des œuvres dont tout le monde a entendu parler. Le propre du Château des Étoiles a toujours été de prendre les théories scientifiques du XIXe siècle et de les appliquer à la lettre, surtout si elles ont été réfutées depuis, et ce tome continue sur cette lancée (oserai-je dire envolée ?). Je ne laisserai pas mon enthousiasme vous gâcher la découverte de ce nouveau tome et de cette planète, mais croyez-moi, ce n’est pas l’envie qui manque.
Je me permettrai uniquement un conseil : foncez ! Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de lire les précédents tomes, c’est l’occasion rêvée de renverser la vapeur et de monter à bord du train. Séraphin, Louise, le roi Louis II et le Schwanstern vous attendent.


Les crayons de couleur

Causse, Jean-Gabriel

J'ai Lu

7,20
par (Libraire)
5 juillet 2018

Pour voir la vie en rose...

Charlotte a tout pour réussir. Scientifique de formation, elle anime à la radio une émission très médiatique où elle décortique les couleurs, alors même que sa cécité ne lui a jamais permis de les admirer. A l’inverse, Arthur en voit de toutes les couleurs, pataugeant dans l’alcoolisme et galérant comme ouvrier dans une usine de fabrication traditionnelle de crayons. Mais, un beau matin, le ciel gris de Paris se lève sur la ville qui n’est plus colorée des tâches vives habituelles des fleurs, arbres, voitures et vêtements des passants. Les couleurs ont disparu du globe, laissant une planète toute en nuances de gris. A la recherche de ce qui a bien pu se passer cette nuit, Charlotte et Arthur découvriront que ce qui colore la vie n’est pas forcément visible à l’œil nu.

Tout le monde a une couleur préférée. Jean-Gabriel Causse est designer, publicitaire, et spécialiste dans les couleurs et la perception de celles-ci. L’auteur nous peint ici un monde où la vie devient terne, sans tous ces chatoiements pour agrémenter notre quotidien. Entraîné par une plume enjouée, plein de rebondissements, Les Crayons de couleur promet une charmante histoire pour se détendre, et essayer de voir la vie en rose.


La boîte à musique / Bienvenue à Pandorient
12,50
par (Libraire)
15 juin 2018

Un petit air d'aventure

Aujourd’hui est une journée spéciale, Nola a 8 ans. Mais la soirée de la petite fille est gâchée par l’absence de sa mère. Pour la réconforter, son père lui offre une jolie boite à musique ayant appartenue à sa maman. Mais, en l’observant de plus près, Nola remarque une chose étrange : une jeune fille l’appelle à l’aide depuis l’intérieur de la boîte. Suivant ses indications, la jeune fille tourne la clef, et est soudain transportée dans un monde fantastique, peuplé d’humains et de bêtes étranges. Mais qui était donc véritablement la maman de Nola ?

Servie par les magnifiques illustrations de Gijé, cette bande dessinée marque le début d’une saga poétique et remplie d’aventures. Même si notre héroïne n’a que 8 ans, son courage, sa détermination et sa débrouillardise rivalise déjà avec celles des héros plus âgés auxquels nous sommes habitués. Carbone nous offre une histoire qui sera un excellent premier pas dans la littérature de l’imaginaire pour les plus jeunes, avec un rythme et des illustrations qui raviront les plus grands.


Au petit bonheur la chance
17,90
par (Libraire)
6 juin 2018

Un été avec Mémé Lucette

Nous sommes en juillet 1968. Les manifestations étudiantes ont laissé la place aux beaux jours de l’été, et un doux parfum de liberté plane sur la France. Jean, six ans, a été confié à sa grand-mère par sa mère, le temps que celle-ci gagne la capitale pour y tenter sa chance. Ainsi, le petit garçon passe des vacances forcées dans la campagne près de Granville, laissé aux bons soins de Mémé Lucette, dont la résistance au progrès n’a d’égal que sa passion pour le tricot. Entre l’absence de frigo, les balades quotidiennes au cimetière et les voisines du dessus qui ont peur de l’orage, Jean découvre un monde où le temps n’a pas de prise.

Pour son quatrième livre, Aurélie Valognes signe ici une histoire qui fleure bon la nostalgie. Tout le monde se rappellera du papier peint coloré de l’époque hippy, du torchon humide posé sur la fenêtre pour garder les aliments au frais, ou encore des courses endiablées de billes sur la plage. Un livre idéal pour les vacances, ou, pour les moins chanceux, pour s’extraire du rythme effréné de la vie quotidienne.


The Hate U give , La haine qu’on donne

La haine qu’on donne

Nathan

17,95
par (Libraire)
22 mai 2018

Depuis leur plus jeune âge, Starr et ses frères, nés dans une ville où la ségrégation raciale est forte, ont été mis en garde par leur père et ont appris la conduite à tenir en cas de contrôle de police.
Impuissante, Starr assiste au meurtre de Khalil par un policier. A seize ans, elle va témoigner devant le jury et tout entreprendre pour rendre justice à son meilleur ami.

L’auteure décrit les violences policières fréquentes envers la communauté afro-américaine, les émeutes qui en découlent.