Conseils de lecture

La frontière, Le polar événement de cet automne

Le polar événement de cet automne

HarperCollins

23,90
par (Libraire)
21 novembre 2019

la guerre contre les cartels de la drogue

Art Keller a passé sa vie à traquer les cartels de la drogue du Mexique aux Etats Unis.
Il a perdu nombre d’amis et de collègues dans cette guerre contre le crime organisé.
Nombre d’innocents anonymes sont tombés sous les balles de ces organisations sanguinaires.
La Frontière est ténue entre les gangs, les polices et les politiques.
L’argent, la violence, la drogue, l’alcool, le pouvoir et la corruption sont monnaie courante.
Dans ce troisième opus de la trilogie, seul contre tous, Art Keller, à la tête de la DEA, est bien déterminé à faire tomber les différents chefs de gangs.
Sa lutte contre la drogue devient totale.


Les Loyautés

Le Livre de Poche

7,20
par (Libraire)
18 novembre 2019

Justesse

Cette auteure a l'art de conter.
Elle maîtrise le mot juste, la description des faits comme si on y était.
Elle décrit les protagonistes, nous plaçant au plus prés de chacun d'eux, dans leur intériorité. Ils nous deviennent si familiers, avec leurs failles, qu'on s'attache à chacun d'entre eux.
Delphine de Vigan raconte, déroule l'histoire de ses personnages, sans jamais les juger.
Elle n'est qu'empathie dans l'écriture. C'est tout de suite ce qu'on se dit.
Le sujet est grave : un jeune adolescent de 12 ans, partagé entre ses deux parents séparés, n'en peut plus de solitude malgré l'amour éprouvé pour chacun d'eux. Il cherche une échappatoire, se met en danger.
On est pris dans le récit. On sent venir l'inéluctable sans le deviner pour autant. On se laisse emporter, tendu vers ce temps du récit qui ne peut que venir et qui sonnera la fin de l'ouvrage. On veut découvrir ce à quoi cette fin peut ouvrir, à moins qu'elle soit tragique et définitive ? On est fébrile, tenu à lire sans répit.
À vous de lire.
À vous d'entrer dans d'autres vies, de vous y couler, de saisir ce qui chez l'autre dit un peu de chacun de nous.


HISTOIRE DE FAMILLES

Levy Justine

Flammarion

21,00
par (Libraire)
17 novembre 2019

Photographies qui donnent à voir des vies

Voici un livre étrange. On pourrait même dire " une curiosité ". Il fait penser à une commande.
The Anonymous Project est une collection privée de diapositives amateurs. Ces diapositives donnent à voir des familles du 20ème siècle.
Justine Levy raconte, interprète, délivre des histoires de ce qu'elles donnent à voir.
C'est donc une lecture particulière.
Vous contemplez les photographies, vous vous en faites une impression, une idée, vous en déroulez l'histoire, celle qui s'invite de ce que vous percevez. Et puis, vous lisez les textes.
Et des similitudes se révèlent, une perception semblable s'en dégage ou tout le contraire.
Ça pousse à retourner voir la photographie plus profondément, plus longuement, au-delà de la première impression d'ensemble.
Vous vous attachez aux détails, aux expressions, à la sensation de solitude de chacun, même ensemble, dans la photographie.
Ça remue les photographies.
Elles montrent des gens, des gens d'avant qui ne sont plus sûrement.
Ça réveille des souvenirs intimes, des impressions de déjà-vu ou déjà-vecu.
Ça provoque des questionnements quant à ces êtres, qui furent vraiment, chacun dans son rôle, figés - là - dans un cadre.
Les textes de Justine Lévy, sont drôles, caustiques, voire percutants. Ils déroulent des instants, des tempéraments, des histoires. Celui qui voit est celui qui dit, d'écrire de ce qu'il perçoit.
Oui, c'est bien étrange d'entrer dans cet ouvrage-là. Ça provoque le questionnement des traces laissées des captations d'instants du passé, perçus au présent, des temps si différents.


Les couloirs aériens
19,00
par (Libraire)
16 novembre 2019

Crise de la cinquantaine

Voici un ouvrage qui ragaillardit.
Cinquante ans, c'est l'âge d'Yvan. Passer ce cap est loin d'être évident.
Et puis, il n'y a pas que cela. S'ajoutent le décès des parents, leur maison qu'il faut vendre après l'avoir vidée, les enfants, loin, dont il a peu de nouvelles et sa femme qui travaille à l'étranger.
J'oubliais, il a perdu son boulot, aussi.
Ça fait beaucoup pour un seul homme.
Fort heureusement, il peut compter sur ses amis qui l'accueillent, le sermonnent juste ce qu'il faut, l'accompagnent dans ce temps de réflexion nécessaire.
Des rencontres, de petits évènements, des temps de partages inattendus, de petites choses comme de grands événements font penser et sortir de soi.
Et puis, peu à peu, la vie remet les choses dans l’ordre, chacun reprend sa place dans l'existence des autres et une nouvelle dynamique s'installe.
C'est un très bel ouvrage, bien construit, au graphisme en adéquation parfaite au texte.
C'est épatant, réconfortant, délicieux de présence juste aux autres, au monde.


Le Ghetto intérieur
18,00
par (Libraire)
4 novembre 2019

Le silence

Écrire, est-ce que ça permet de faire jaillir du silence ?
Ce roman parle d'un homme qui peu à peu, perd le sens de dire. Un silence aussi lourd que pèse le fait de vivre puisque c'est vivre de culpabilité.
Vicente a fui la Pologne après la première guerre mondiale et est arrivé en Argentine.
Il ne se sent d'aucun pays comme il pourrait être de tous, une fois accueilli.
Mais le conflit de la seconde guerre mondiale le renvoie à sa judéité, qui n'était pas élément d'identité jusque là. Questionnement profond, existentiel qui ne trouve pas de réponse, qui ne peut que rester questionnement.
Il a quitté sa mère, son frère et sa sœur pour construire une vie ailleurs, sans jamais chercher à les convaincre vraiment de le rejoindre, sans jamais mettre en place les conditions à ce qu'ils le rejoignent.
De là, née sa culpabilité qui s'insinue peu à peu dans tout son être, faisant grandir le silence.
Le silence est de ne savoir que dire face à ce qui se passe. Puis, le silence s'installe de savoir que les mots ne changent rien à sa responsabilité, qui se transforme en culpabilité. Finalement, il demeure de ne plus pouvoir dire, Vicente comme noyé à l'intérieur.
Un silence désespéré.
Un silence comme un vide que plus rien ne peut remplir, combler.
Des mots justes, nets s'écrivent et disent l'inutilité du silence, sa dangerosité même.
C'est un ouvrage qui enjoint à dire encore et encore.