Conseils de lecture

Deux petites bourgeoises
17,00
par (Libraire)
28 avril 2021

Deux petites bourgeoises

Héloïse et Esther se connaissent depuis qu'elles ont onze ans, de vivre dans le même quartier, d'aller dans la même école, de grandir ensemble.
Héloïse meurt à 52 ans d'un cancer.
On l'apprend brutalement dès le début de l'ouvrage.
Esther raconte.
Elle fait le récit de leur amitié au fil des années, des périodes importantes de leurs vies. Elle raconte les périodes d'éloignement, de rapprochement qui n'entachent en rien le naturel à se retrouver.
Au fil du livre, on a le sentiment de découvrir en même temps qu'Esther toute l'importance de cette amitié ; importance saisie brutalement après la mort d'Héloïse, et qu'il fallait absolument poser sur le papier.
Esther révèle Héloïse à notre regard alors qu'elle ne lui a jamais dit tout ce qu'elle admirait en elle.
Colombe Schneck livre dans cet ouvrage toutes les nuances de l'amitié féminine. Elle dessine à grands traits, de formules bréves et acérées, la condition féminine, au fil des différents âges et caps de la vie des deux amies.
On ressent intimement cette chance d'une amitié longue, brutalement interrompue.
On ressent la perte et tout ce qu'il aurait fallu, sur quoi on ne revient plus.


Le Quai de Ouistreham
7,00
par (Libraire)
26 avril 2021

Le quai de Ouistreham

Dans ce reportage, Florence Aubenas décrit de l'intérieur l'expérience que c'est pour une femme plus très jeune ( 48 ans), faiblement diplômée, sans expérience professionnelle, de trouver un emploi ou plus justement des heures de travail, en période de crise économique comme celle vécue en France à partir de 2008.
Des heures de ménage comme agent de propreté dans différentes entreprises, c'est tout ce qu'elle trouve.
Peu d'heures, en horaires décalés, c'est à dire très tôt le matin et tard le soir, avec de longs trajets, des heures supplémentaires non rémunérées parce que dire que plus de temps a été nécessaire, c'est se montrer incompétente, et c'est risquer de ne pas être rappelée.
Florence Aubenas vit cette précarité pendant six mois, puis elle se voit proposer un C. D. I, sonnant pour elle la fin de l'expérience.
On lit et on saisit l'invisibilité dans laquelle sont maintenus les compagnes et compagnons d'infortune pour qui la précarité ne fait que durer.
On capte des gestes de solidarité parfois, des situations de "chacun pour soi", des éclats de rire et de vie, des coups de gueule, avant que chacun reparte chez soi, ou vers d'autres heures de travail à enchaîner ailleurs.
L'injustice sociale, la fatigue morale, celle des corps, tout le temps, nous sautent au visage.
Ce sont des pages du réel qui s'inscrivent dans le temps et on se demande ce que sont devenu(e)s Mimi, Françoise, Philippe, Mme Tourlaville, Germain, Marguerite...
On se demande enfin s'il est juste de penser (et si c'est le cas à quel point), la question de la précarité comme un fait s'aggravant.


Comprenne qui voudra
19,00
par (Libraire)
25 avril 2021

Mourir d'aimer

Gabrielle Russier a 30 ans, mère divorcée, elle enseigne le français : Camus, Vian et Eluard au lycée Nord de Marseille. Quelques mois plus tard, elle tombe amoureuse de son élève, Christian Rossi.
Pascale Robert-Diard, chroniqueuse judiciaire au Monde retrace la vie de cette femme indépendante et libre et cet amour "hors la loi".


Kerozene
20,00
par (Libraire)
25 avril 2021

Humour noir

23H12 sur une aire d'autoroute, 15 personnages vont se croiser si on compte le cheval et le cadavre !
Adeline Dieudonné mêle 13 nouvelles où chaque personnage conte sa vie.
Comique, cru ou absurde, des bouts de vie parfois cruelles et pourtant si ordinaires...


La Faim de leur monde
13,00
par (Libraire)
25 avril 2021

Cri de colère

"Avec Youtube, Facebook, ils ont dopé l'égo
Et ont comblé tout ce vide avec des mots de facho"
C'est par ses mots corrosifs qu'Akhenaton crie de colère contre les maux de notre monde.