Conseils de lecture

Tout ce qui est solide se dissout dans l'air
par (Libraire)
19 septembre 2015

Palpitations de vie

Tchernobyl, 26 avril 1986 : le réacteur a explosé.

Grigori, brillant chirurgien, est envoyé en Ukraine pour soigner les irradiés. Il rencontrera un enfant qui a grandi autour de la centrale.
Grigori tente tout comme son ancienne femme, Maria, de sortir de l'emprise du régime soviétique. Comment les dirigeants ont-ils fait face à la catastrophe ?
Dans les forêts rouge sang, les premiers liquidateurs seront inévitablement les premières victimes. Les premières malformations apparaissent.

Darragh McKeon crée un premier roman très réussi avec une narration envoûtante.


Péchés capitaux
par (Libraire)
18 septembre 2015

America,America

Le chagrin causé par le départ de sa femme n’empêche pas l’inspecteur Sunderson de succomber aux tentations. La luxure, puisqu'il s’agit d’un péché capital, et un penchant prononcé pour l’alcool sont la source de nombreuses introspections amusantes et troublantes tout au long du roman. Pour un retraité, est-ce bien raisonnable ? Ne vaudrait-il pas mieux renoncer, mener une vie tranquille ? Aspirant à un repos bien mérité, féru de pêche à la truite, il va côtoyer une famille
de marginaux sans foi ni loi qui font régner la terreur. Portrait d’une Amérique où les armes à feu sont omniprésentes, l’auteur par des rappels historiques et littéraires nous montre à quel point la violence est constitutive de l’identité du pays.
Lu par Thierry


Il était une ville
19,00
par (Libraire)
17 septembre 2015

Motor City, septembre 2008

Septembre 2008, Eugène, ingénieur un peu en disgrâce, est chargé par l’Entreprise de piloter un projet industriel d’envergure.
La ville de Detroit est choisie par la Direction pour mener cette mission à bien.
Eugène sait bien que la Motor City a déjà bien souffert depuis les années 70 mais ne s’attend pas à découvrir un tel chaos urbain et social. La découverte de la ville et de ses habitants, modifieront profondément sa vision du monde.

Lu par Thierry


Les heures
par (Libraire)
21 mai 2015

Une magnifique méditation sur le temps, l'amour, la mort à travers le récit d'une journée dans la vie de trois femmes.

C'est à New York, en cette fin de XXè siècle.
C'est à Londres, en 1923.
C'est à Los Angeles, en 1949.
Clarissa est éditrice,
Virginia, écrivain,
Laura, mère au foyer.

Trois femmes, trois histoires reliées par un subtil jeu de correspondances, dont l'émouvante cohésion ne sera révélée que dans les dernières pages...

Tour de force littéraire, bouleversant de sensibilité, Les Heures ont été couronnées en 1999 par le Pen Faulkner et le Prix Pulitzer.

Au-delà d'une formidable réussite romanesque, cette oeuvre célèbre la féconde entente d'un trio qui exacerbe ici les pouvoirs de l'imaginaire : l'écrivain, son personnage et son lecteur.


Cry Father

Éditions Gallmeister

par
20 mai 2015

Etats-Unis, roman noir

Un auteur que je découvre avec cette nouvelle collection Néonoir de Gallmeister. Un auteur qui avait déjà fait très fort, paraît-il, avec son précédent ouvrage « Pike« .

La narration est hachée, dans ces pages. Peut-on même parler de narration tant le propos est décousu. L’auteur procède par touches et courts chapitres. Ne cherchez pas de liens logiques, il n’y en a pas.

Et c’est là que l’auteur est noir : il nous décrit une Amérique des campagnes qui vit sans logique et sans ordre. Des personnes qui vivotent de petits larcins et de grosses bitures entre deux coups de poings ou deux coups de feu.

Les seuls à tirer leur épingle du jeu sont bien sûr les bars, que l’auteur nous décrit à l’envie (comprenez que j’ai passé ces passages-çi en avance rapide).

Sans oublier le prédicateur radiophonique qui dénonce les moults complots du gouvernement, même les plus abracadabrantesques.

L’auteur s’interroge bien sûr sur la paternité, mais il nous donne à voir avant tout un pays ravagé par la drogue et l’alcool. C’est noir, très noir.

L’image que je retiendrai :

Celle de Paterson expliquant qu’après le passage de l’ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans, les premiers à rouvrir leurs portes, avant même le déblaiement de la ville, ont été les bars.

https://alexmotamots.wordpress.com/2015/05/17/cry-father-benjamin-whitmer