Thierry T.

Quand Dieu boxait en amateur
par (Libraire)
11 mai 2020

Mon père ce héros

Les pères sont nos héros absolus jusqu’à l’adolescence. Ensuite l’admiration fait place souvent à un examen critique qui peut aller jusqu’à railler ce qui nous ébahissait. Dans ce temps-là, juste après-guerre, on passait sa vie sans changer de lieu, on mourrait à quelques pas d’où l’on naissait. René, forgeron et boxeur amateur, poussé par son ami d’enfance devenu curé, va être l’interprète principal du spectacle prévu par la paroisse, rien moins que Jésus-Christ. René va déployer une énergie hors du commun pour jouer le rôle de sa vie. Son fils contestataire se moquera de cette religiosité en rupture avec ses idées. Il reviendra plus tard et le soutiendra les dernières semaines de sa vie. Il conservera le seul bien dont il hérite, la mémoire de son père.

LA SEULE HISTOIRE

Barnes Julian

Gallimard

8,50
par (Libraire)
11 mai 2020

La grande banlieue résidentielle de Londres dans les années soixante où parler de conventions sociales est un doux euphémisme. La vie sera jalonnée par des parcours respectables entre gens de bonne éducation et de bonne compagnie. Un mariage se doit d’être mené à son terme, d’ennui et de renoncement. Pourtant, Paul s’éprend de Susan de 30 ans son ainée, mariée à un cruciverbiste obstiné, un peu porté sur la bouteille, d’une gentillesse factice empreinte de jovialité. Une longue union débute, incongrue à cette époque de libération sexuelle. Ils s’installent à Londres et Paul découvre l’addiction qui, peu à peu, détruit Susan.

La Martinière

par (Libraire)
10 mai 2020

Polar polaire

C’est la troisième enquête de l’inspecteur Qaanaaq Adriensen, chef de la police de Nuuk, capitale du Groenland. Pas au mieux de sa forme, il doit être suivi psychologiquement pour déterminer s’il est à même de se voir confier la responsabilité de nouvelles affaires criminelles. Son instinct de flic l’incite quand même à enquêter, dans le plus grand secret et la complicité de ses collaborateurs. Des morts mystérieuses dévoilent une intrigue complexe où se mêlent détresse sociale et pratiques ancestrales. Des tatouages cousus, des rites inuits chamaniques, des légendes fondatrices, des pratiques familiales inhabituelles, toute une culture, complètent et étoffent l’intrigue policière. Le tout dans des conditions climatiques rudes qui ajoutent des obstacles à la progression de l’enquête mais qui montrent aussi la solidarité et l'entraide des habitants.

Le misanthrope
par (Libraire)
24 avril 2020

Le coeur a ses raisons

Alceste refuse de recourir aux codes sociaux. Quand Oronte lui présente un sonnet insipide, il ne cède pas aux conventions qui voudraient qu'il lui marque une attention bienveillante. Célimène objet de sa convoitise, ne rechigne pas à brosser une galerie de portraits pour le moins critique de ses rencontres de cour. Arsinoé fait part à Célimène, en toute amitié cela va de soi, de la fâcheuse réputation que son comportement entraine. Célimène lui rétorque que sa pruderie serait plus liée à son âge qu'à sa vertu...Célimène ne peut choisir entre tous ses prétendants dont certains sont ridicules comme le petit marquis imbu de sa personne. Alceste réussira-t-il à convaincre Célimène de le suivre dans une retraite exigeante et loin du monde ? "Chercher sur la terre un endroit écarté/Où d'être homme d'honneur on ait la liberté"

Reprendre place, Contre l'architecture du mépris et de l'exclusion

Contre l'architecture du mépris et de l'exclusion

Mickaël LABBÉ

Payot

19,00
par (Libraire)
1 avril 2020

La ville autrement

La place d’Austerlitz à Strasbourg est saluée unanimement comme une réussite, reconquête urbaine d’un quartier dépourvu de charme. Pourtant, l’auteur ressent un sentiment de malaise indicible et constate ensuite que l’aménagement du mobilier est fait pour empêcher les SDF d’y rester. Les cafés qui étaient accessibles pour une somme modique ne servent plus de boissons chaudes après dix-sept heures et le folklore local souvent lié à la personnalité du tenancier a disparu. On est dans des lieux reproduits à l’infini et sans âme. La ville contemporaine exclut une partie de ses habitants, des quartiers privatisés et sécurisés se construisent, le" surtourisme" désagrège le tissu social en privilégiant le profit immédiat. Les quartiers piétonniers sont des centres commerciaux à ciel ouvert. Il est urgent de repenser la ville pour et avec ses habitants. Le livre cite des exemples de réussites architecturales et urbanistiques, basées sur l’appropriation des lieux par ceux qui y résident. L’émotion qui a saisi le monde entier après l’incendie de Notre Dame de Paris montre que ce monument appartient à tous et que son inscription dans la ville participe au bonheur de tous, croyants ou non. Ce livre est un plaidoyer pour une architecture qui intégrerait le social au cœur de sa pratique. A lire par tous ceux qui songent à une autre conception de la ville, réconciliée avec ses habitants.