Nono -.

ON DIRAIT QUE JE SUIS MORTE
par (Libraire)
5 mai 2020

Improbable

Mona a 24 ans. La nuit, elle est bénévole pour une association, elle distribue des seringues aux junkies de Lowell, Massachusetts ; le jour, elle est femme de ménage.
Un jour, elle tombe sous le charme d'un junkie, elle le surnomme M. Dégoûtant, artiste raté et sans dents.
Plusieurs semaines sans nouvelles, elle décide d'aller le voir. M. Dégoûtant a disparu, elle décide donc de partir au Nouveau-Mexique.
De rencontres improbables en situations embarrassantes, l'héroïne se soigne de sa vie chaotique et retrouve un sens à son existence.

La peste
7,50
par (Libraire)
5 mai 2020

Fléaux

Comme une tragédie grecque, Camus dresse une description de l'épidémie de peste dans la ville d'Oran, en Algérie.
D'abord la fermeture de la ville se fait dans l'indifférence de la population.
Puis, chacun essaie d'échapper à l'enfermement, certains par l'art (Grand), d'autres par l'amour (Raymond Rambert) ou encore par la débrouille/magouille (Cottard).
Les échos de la peste sont glaçants, les enterrements pendant l'épidémie rappellent sombrement les charniers de la Seconde Guerre mondiale. Pour rappel, ce livre a été écrit en 1947.
La peste est une métaphore du totalitarisme et comme tout totalitarisme, il ne disparaît jamais vraiment : "le bacille de la peste ne meurt et ne disparaît jamais". Camus montre aux hommes qu'il faut rester vigilants !

Le pays de l'horizon lointain
par (Libraire)
5 mai 2020

Tour européen

En de courts chapitres, ce livre est le journal de bord d'un calviniste curieux et érudit dans une Europe qui bascule avec la Révolution française.
Walter Grassie est né dans une famille protestante et bourgeoise écossaise. Doté d'une grande curiosité, il a l'occasion de voyager pour polir les humanités, découvrir l'ailleurs pour se grandir intérieurement.
Son personnage a une ironie grinçante contre sa sœur dévote et sotte : la religion est «une sorte de papier peint élégant pour se tapisser l’esprit», contre son père qui cumule des objets sans intérêt mais une grande admiration pour son grand-père profondément humaniste.

A L'OMBRE DES LOUPS

Slepikas, Alvydas

Flammarion

par (Libraire)
5 mai 2020

Enfants-loups

L'auteur lituanien revient sur un moment de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale qu'on ne connaît pas ou si peu : les enfants-loups.
Pendant et après cette guerre atroce, l'horreur continue pour ces enfants-loups, noms qu'on a donné à ces enfants allemands qui franchissaient la frontière allemande pour chercher de la nourriture en actuelle Lituanie.
Des enfants qui jouent parmi les décombres, à la guerre car ils ne connaissent que cela. Ils jouent dans les ruines de maisons parfois avec un fusil, parfois une grenade.
Une atmosphère rappelant "La petite fille aux allumettes".

"Pourtant, quand les Russes arrivèrent, la plupart d'entre eux n'étaient pas grands, mais plutôt petits, écrasés par leurs fusils qui se cognaient à leurs talons, et on se demandait comment leurs pieds ne se prenaient pas dans leur pardessus. Alors, le voisin comprit très vite que ces garçons ridés par la guerre n'avaient jamais lu Tolstoï. Ils avaient lu et vécu tout autre chose. Endurcis comme ils étaient par plusieurs années d'une guerre des plus violentes, un mort de plus ou de moins n'avait pas de grande importance à leurs yeux. Ils n'étaient plus guidés que par un profond désir de vengeance."

Sanction
par (Libraire)
26 avril 2020

Crime & Culpabilité

Entre un proxénète ukrainien acquitté alors qu'une de ses victimes a fait une déposition accablante, une femme qui tue son mari fétichiste de l’asphyxie sexuelle ou encore la dernière nouvelle touchante sur un non-crime, un homme qui se sent coupable de la mort accidentelle de sa femme, l'auteur nous pousse dans les méandres de la solitude et de l'angoisse de la société moderne.
Douze nouvelles au style percutant et aiguisé avec un suspens digne d'un roman policier.
Ferdinand von Schirach est avocat pénaliste et écrivain. Descendant du grand-père, Baldur von Schirach acquitté à Nuremberg, « Je ne suis pas coupable des crimes commis par mon grand-père, dit-il, mais je porte une responsabilité ­associée à ce nom, qui consiste à faire en sorte que ces crimes ne se reproduisent plus. Prendre cette responsabilité au sérieux représente une grande partie de ma vie. Tout ce que j’écris en participe un peu. »