Kinderzimmer / roman

Valentine Goby

Actes Sud

  • par (Libraire)
    5 mai 2014

    kinderzimmer

    En 1944, Suzanne arrêtée à Paris, devient Mila au camp de Ravensbrück, dans le froid, les privations, la mort, le travail, elle donne naissance à James. Les enfants à leur naissance sont placés dans la kinderzimmer (chambre des enfants), mais ne survivent pas au-delà de leurs trois mois, faute de nourriture, de chaleur, de soins. Cependant, une solidarité entre les mères se met en place. Celles qui peuvent allaitent les enfants de celles qui ne peuvent pas afin de sauver ces jeunes vies. Car, oui, au fil des nouvelles apportées par les femmes des nouveaux convois, elles vivent dans l’espoir de l’arrivée imminente des Américains ou des Russes. Alors elles tentent de survivre dans ce combat quotidien. Sauver un maximum de vie (femmes, enfants) et garder la mémoire pour témoigner, … après !

    lu par Elisabeth


  • 20 avril 2014

    Bouleversée

    Je pense qu'il est inutile de préciser que ce livre, comme tous les autres traitant de la Seconde Guerre mondiale, n'est pas à mettre entre toutes les mains.

    Aucune romance : des mots, rien que des mots décrivant l'indescriptible et abordant un sujet relativement peu évoqué jusqu'à maintenant : les nourrissons dans les camps de concentration.


    L'auteur fait ici un véritable travail de mémoire, particulièrement utile en cette période où certains Français se retranchent derrière une xénophobie marquée pour expliquer la situation catastrophique dans laquelle nous nous trouvons.

    Je ne peux pas parler de coup de cœur – ce serait malvenu –, mais un bouleversement intérieur, des images qui surgissent devant mes yeux, des cauchemars la nuit, des phrases qui resurgissent à tout moment dans mon esprit ; ce livre m'a vraiment perturbée par son intensité et j'en remercie Valentine Goby, car j'espère qu'il fera réfléchir ceux qui sont tentés par un retour à ces années de cruauté pure.

    N'oublions pas : l'Histoire n'est qu'un éternel recommencement !


  • 17 février 2014

    Déportation, naissance

    Voilà, je me suis décidée à ouvrir ce livre et à le lire.
    Une lecture qui ne fut pas des plus facile, dans le fond et dans la forme.
    Dans la forme car certaines énumérations sont toujours pour moi difficiles à lire. Mais elles reflètent bien ce qui se déroule dans le camp : aucune logique, tout n'est qu'accumulation.
    Dans le fond : l'histoire de cette grossesse et de cet accouchement sans bruit ; de cette lutte pour la survie qui se joue sur des coups de chance.
    Et puis on touche du doigt les corps : non seulement les poux, mais aussi les bubons. Les corps qui tentent par tous les moyens de se réchauffer ; les corps qui défèquent où ils peuvent. Les repas, idées obsessionnelle, et la faim qui ronge de l'intérieur.

    Il reste tout de même de l'humanité dans ce camp : les rapines pour un bout de tissus ou du bouillon plus épais ; une meilleure place de travail trouvée pour une amie ; la Marseillaise fredonnée lors du 14 juillet ; une tétée que l'on offre lorsque son enfant vient de mourir.
    Que dire d'un tel livre si ce n'est que sa lecture est indispensable....
    L'image que je retiendrai :
    Celle de la tétée offerte par une femme russe dont le bébé venait de mourir.


  • 15 février 2014

    En ce temps-là, Suzanne s'appelait Mila; c'était un nom de code, son nom de résistante. Elle codait les messages et cachait des résistants. Elle était jeune, ne connaissait rien de la vie, de l'amour, mais vivait dans l'urgence comme ceux qui mettent leur vie en danger. Tout bascule le jour où elle est dénoncée et déportée. Vers où ? Nul ne le sait. L’Allemagne sans doute, un camp de travail probablement... Mila ne se doute pas qu'elle part pour l'enfer. À Ravensbrück, des milliers de femmes tentent de survivre à la faim, au froid, à la maladie, aux travaux forcés, aux brimades, aux sévices. Mais Mila s'inquiète surtout pour le secret qu'elle cache au fond de ses entrailles, fruit d'une nuit d'abandon dans les bras d'un résistant de passage. Cet enfant qu'elle va mettre au monde est-il condamné à mort ? Non, dans le camp, Mila n'est pas un cas isolé et il existe une "nurserie", la kinderzimmer, chambre des enfants.

    C'est dans cette pièce sombre et gelée que Mila voit son enfant dépérir, vieillir prématurément, malgré tous ses efforts, malgré le lait offert par les autres prisonnières, malgré le temps qui joue en sa faveur, les alliés ont débarqué, la guerre touche à sa fin...
    Le camp qui avilit, qui déshumanise... L'horizon qui se réduit à un quignon de pain sec... Le règne du "chacun pour soi"... Les jours rythmés par l'appel, les ordres aboyés... Le corps qui lâche, qui se vide, qui n'est plus que plaies... Les fours, les chambres à gaz, la mort partout... Et puis, comme une lueur d'espoir, la solidarité, l'amitié qui éclot, plus forte que la peur, la haine des bourreaux. Un bout de charbon que l'on vole pour réchauffer un bébé, du lait que l'on offre pour le nourrir, l'amour que l'on donne pour remplacer une mère disparue.
    "Kinderzimmer "est une histoire souvent insoutenable qui évoque les atrocités des camps de concentration, le désarroi des détenus après la libération, leur difficile retour, portée par l'écriture incisive, sans concessions de Valentine Goby. Un récit douloureux, éprouvant mais indispensable.


  • par (Libraire)
    29 novembre 2013

    Oublié par les médias, ce livre est l'un des plus importants (par le thème) et des plus réussis (par le talent littéraire) de la rentrée.Bravo à Valentine Goby pour ce huitième roman!


  • par (Libraire)
    26 novembre 2013

    voilà un roman dont on ne sort pas indemne!
    Kinderzimmer, ou la chambre des enfants, retrace le parcours de Mila, jeune française de 22 ans, qui arrive enceinte dans le camp de Ravensbrück: comment donner la vie dans un camp qui ne dégage que la mort?
    Valentine Goby nous livre ici un roman captivant, poignant, magnifique!


  • par (Libraire)
    24 novembre 2013

    Dans une classe de Lycée, Suzanne, ancienne déportée, se souvient. Elle se souvient du temps où elle se prénommait Mila, jeune résistante de 22 ans, arrêtée en 1944 et envoyée à Ravensbrûck en compagnie de sa cousine Lisette. Elle part la peur au ventre mais n'a aucune idée de l'enfer qu'il l'attend. Ravenbrûck, camp de concentration de 40 000 femmes venues de toute l'Europe où la fin, la maladie, la puanteur, les coups et le sadisme des gardiennes rythment chaque journée. Mais au milieu de cette folie meurtrière une solidarité unie certaines femmes, elles veulent vivre et s'accrochent désespérément à ce sentiment. Elles trouvent en elles la force de continuer jour après jour, elles survivent grâce à la débrouille qu'elles mettent en place, chiper un peu de nourriture, des bouts de tissus, du charbon, se couvrir mutuellement, etc...Et c'est grâce à cette solidarité que Mila pourra protéger son secret le plus longtemps possible et pourra mettre au monde son fils à la Kinderzimmer, la pouponnière du camp. Mais celle-ci est à l'image du camp, hantée par la mort, les nourrissons s'y entassent et y meurent rapidement. Mais pour Mila, une course contre la montre s'organise, il faut qu'elle tienne, pour son fils parce que elle veut qu'il vive par-dessus tout. Ce fils c'est l'espoir. Sujet difficile, grave, maîtrisé à la perfection par Valentine Goby. Dans un style âpre et incisif, rythmée par des phrases courtes, elle nous livre un récit pleins d'émotions où l'horreur des camps y est plus qu'authentique. Une très belle découverte.


  • par (Libraire)
    9 novembre 2013

    On vous le dit d'emblée : c'est dur!
    Le sujet, la maternité dans un camp de concentration en 1944, est dur, le ton est dur, les mots sont durs. Mais dès les premières pages, on est happé par l'histoire de Mila, qui arrive à 22 ans, enceinte, au camp de Ravensbruck. On est happé par ces femmes, déportées politiques, qui vont tout mettre en oeuvre pour que Mila ait son bébé. Malgré la crasse, les insultes, les coups, les poux, le froid, la chaleur, la faim, la puanteur, les humiliations, elles restent entières, se tiennent debout, sauvent les derniers bouts d'humanité qu'il leur reste. Elles poursuivent leurs minuscules actes de résistance, énormes pour elles, même au sein de l'ennemi.

    "Mais pouquoi tu fais ça pour moi?"
    "Parce que tu le ferais aussi..." Et parce que, sans doute, quand tout nous a été enlevé, reste l'humanité qu'on porte en chacun de nous, l'amitié de deux femmes, l'amour d'une mère pour son bébé.
    A lire !!!!


  • 12 septembre 2013

    Janvier 1944, Mila est déportée avec sa cousine Lisette. Toutes les deux ignorent la destination finale du train où elles sont entassées avec d’autres dans des wagons à bestiaux. Ravensbrück , un camp de travail où elle sont quarante mille. Les différentes langues deviennent vite un seul et même langage où la promiscuité, la peur, la faim, la maladie se lisent sur les visages et les corps. Mila est enceinte .Que se passe t’il pour les femmes comme elle ? Elle cherche et ne voit aucun ventre arrondi. D’ailleurs le sien est plat à croire que l’enfant qu’elle attend se cache par peur. Si l’on découvre son état, elle sera amenée au Revier l’infirmerie d’où aucune femme ne revient.

    Au camp il existe une solidarité entre les prisonnières d’une même nationalité mais aussi le chacun pour soi face à la mort qui rôde en permanence « une guerre dans la guerre ». Mila a informé ses compagnes de block et cet enfant qu’elle porte va devenir leur espoir à elles toutes. A Ravensbrück , il existe un endroit peu connu : une chambre pour les bébés la "Kinderzimmer". Et des nourrissons dont l’espérance de vie ne dépasse pas quelques semaines. Mila espère que son enfant aura une chance et qu’il vivra. Quand elle n’a plus de lait, une autre femme l'allaite mais l’enfant meurt. Pourtant Mila échappera à la mort avec son fils. Je ne raconterai pas toute l’histoire autour du fils de Mila. Cet enfant du camp a été nourri par plusieurs femmes, aimé par plusieurs femmes : sa mère de sang, sa mère de cœur et ses camarades. Vie et mort cohabitent dans ce livre, comme l’espoir et les pensées de ces femmes pour oublier un instant cet enfer et le sentiment d'être enfermé dans un piège.

    Dans une écriture forte qui puise l’indicible, Valentine Goby n’épargne pas le lecteur en émotions aussi dures et aussi belles qu’elles puissent l’être. Car oui il y a de la beauté dans ce livre par Mila et par toutes les autres femmes ! Le tout avec une pudeur digne et respectueuse.
    Ce magnifique et puissant roman prend aux tripes et je l’ai terminé avec des poissons d’eau dans les yeux…


  • 10 septembre 2013

    Naître à Ravensbrück

    Je l’avoue, quand j’ai pris connaissance du sujet de « Kinderzimmer », je me suis dit : l’histoire d’une jeune résistante française, enceinte, au camp de concentration de Ravensbrück – écrite par une femme, en plus –, attention, on veut nous prendre en otage. Donc j’ai ouvert le livre sans trop y croire. Et trois heures et demie plus tard, ressortie du roman complètement bouleversée, je me promettais ne plus jamais exprimer de tels jugements à l’emporte-pièce.

    Avant d’entrer dans le réseau, Mila s’appelait Suzanne Langlois. Sa mère s’étant jetée par la fenêtre pour abréger les souffrances liées à la maladie, elle habitait avec son père mutilé de guerre et son grand frère dans leur boutique de la rue Daguerre, où elle vendait des partitions de musique. Lorsque les Allemands ont occupé Paris, la boutique est devenue un lieu de renseignements clandestins. Une nuit, Mila a abrité un résistant blessé et leurs corps ont trouvé dans l’étreinte une consolation mutuelle. Quelques semaines plus tard, Mila était embarquée avec sa cousine Lisette dans le cauchemar nazi. D’abord un centre d’internement en région parisienne puis Ravensbrück, le camp des femmes.

    Malnutrition, dysenterie, coups de bâtons, interminables appels dans l’aube glaciale, Mila tient bon alors que sa cousine perd peu à peu ses forces vitales. Mila n’y connaît rien, mais elle sent que le fœtus qui loge en elle, lui donne une raison de se battre. Le ventre d’une future mère plongée dans l’horreur concentrationnaire ne grossit pas. Du tout. Il faut que Mila perde les eaux (« les os », croit-elle, tétanisée par l’imminence d’un événement auquel l’environnement purement masculin de son enfance ne l’a pas du tout préparée) pour que ses compatriotes du Block finissent par croire à sa grossesse. De toute façon, à Ravensbrück, aucune femme n’a plus ses règles. À la naissance de James, Mila découvre le monde parallèle de la " Kinderzimmer ", la chambre des enfants. Oubliez les layettes et les ours en peluche : les bébés nés en camp ont maximum trois mois d’espérance de vie. Les rats, le froid et la faim sont leur quotidien. Mais les Alliés approchent, les amitiés les plus indéfectibles peuvent naître elles aussi derrière les barbelés, et Mila est un personnage de fiction : Valentine Goby nous entraîne dans ses pas de survivante forcenée, de mère à toute épreuve.

    L’écriture de cette auteure aux huit romans très remarqués et d’une abondante œuvre pour la jeunesse n’aurait plus besoin d’être louée. Lyrique parfois, mais jamais flatteuse, explicite souvent, mais jamais aride, elle ajoute à la tradition de la littérature concentrationnaire la distance du romanesque, sans jamais rendre indécent le procédé fictionnel. Au contraire, le relief donné aux personnages, ces femmes auxquelles le camp n’est pas parvenu à ôter la singularité, la beauté de leurs sentiments (et non la « bonté »), la construction narrative haletante, en se mêlant aux descriptions omniprésentes du corps et de la maladie, de la faim, de la merde, font non seulement la lumière sur un chapitre méconnu de l’histoire des camps (la naissance de centaines de bébés), mais rendent un hommage puissant à la victoire de l’humain sur la barbarie.

    Les dernières semaines de sa captivité, Mila se force à noter sur de minuscules morceaux de papier tous les indices qu’elle récolte de l’extermination des prisonnières, pour témoigner un jour, peut-être. « Kinderzimmer » remplit cette mission. Un roman qui se lit en apnée, un fragment de mémoire charnel et indispensable.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    5 septembre 2013

    La nurserie infernale

    C'est l'histoire d'une toute jeune femme déportée et internée dans un camp de concentration quelque part en Allemagne alors qu'elle est enceinte. Sans aucun suivi, aucune hygiène, aucune connaissance de ce corps qu'elle doit pourtant nourrir et entretenir, elle doit pourtant vivre et survivre dans le huit-clos épouvantable du block 12.

    Une écriture viscérale, au plus près du corps, qui m'a littéralement bouleversée. Chaque jour, chaque minute, chaque instant, le lecteur se demande ce qu'il va se passer. C'est très dur, très cru, très bien écrit... Bref, un vrai chef-d'oeuvre !


  • par (Libraire)
    27 août 2013

    Un livre prenant!!! A découvrir!!!

    Mila a 22 ans en 1944 quand elle est internée au camp de Ravensbrück. Mila est enceinte.
    Est-ce qu'être enceinte compte dans ce monde?
    Au milieu des brimades, des insultes, de l'ambiance de peur et de mort, Mila va devoir trouver la force de survivre.
    Valentine Goby parle des femmes et de leurs corps : la violence qu'on leur fait subir, les traumatismes visibles ou non avec une écriture choisie.


  • par (Libraire)
    18 août 2013

    Au-delà de l'imaginable

    Kinderzimmer désigne la chambre des enfants dans les camps de concentration et d'extermination nazis. Un mouroir où naissent les enfants des déportées. Avec exactitude, avec une exigence linguistique rare, Valentine Goby poursuit son beau travail d'écriture sur les corps féminins, dans la douleur et la tragédie de l'enfantement, dans la solitude des corps meurtris et défaits au sein de la machine infernale à tuer. Ce roman est digne de figurer aux côtés des textes de Robert Antelme ou d'Imre Kertesz. Lisez-le sans désespérance ni appréhension. Une nouvelle voix de romancière s'élève et vous transporte au-delà de l'imaginable et c'en est douloureusement et effroyablement beau.


  • par (Libraire)
    15 août 2013

    Kinderzimmer... ou la chambre des enfants. Voilà une réalité de l'histoire concentrationnaire dont on entend peu parler.

    Dans ce roman, nous suivons Mila, une jeune femme enceinte lors de son arrivée en 1944 dans le camp de concentration de Ravensbrück. Au milieu de 40 000 autres femmes, elle affronte au début la solitude mais aussi l'angoisse face à cette inconnue que sera sa grossesse dans un milieu aussi hostile. Rapidement, l'entraide apparaît, tout un réseau de femmes prêtes à s'unir pour survivre et faire vivre les nouveaux-nés au sein de la Kinderzimmer...

    Ce roman raconte l'horreur vécue par ces femmes lors de leur incarcération, mais, bien au-delà, il parle de l'importance des infimes instants de joie et de bonheur qui permettent de garder espoir et de continuer d'avancer.

    Un roman pour la Mémoire, un roman sur l'humanité.


  • par (Libraire)
    11 août 2013

    Mila, jeune femme enceinte arrive au camp de concentration de Ravensbrück, en 1944.Elle cherche d’autres femmes comme elle qui seraient visibles dans le camp et n’en trouve pas… Alors se pose la question de ce qu’il advient des femmes enceintes, des nourrissons, est-elle seule sur 40 000 ? Cela semble absurde.
    Nous finissons alors par découvrir la Kinderzimmer et son lot d'atrocité, d'amour, d'humanité.On voit l'horreur des camps de concentration et surtout comment on vit à l'intérieur du camp.L'horreur est là, on la ressent.Il se détache presque une réalité impossible à imaginer pour ceux qui ne l'ont pas vécue. Pourtant on vit l'espoir de ces femmes,leur solidarité. Ce roman illustre une volonté : celle, pour ces détenues, de considérer le camp comme un lieu de vie quasi-ordinaire, continuer à apprendre, à chanter, à mettre au monde des enfants. Le camp devient une partie d'elles-mêmes, il cesse d'être cette entité de barbarie hors du monde, hors des mœurs communes. On doit constater aussi à la lecture de cet ouvrage la parfaite connaissance que possède Valentine Goby de cette période, elle qui n'est ni ancienne déportée, ni historienne de la Déportation. Ce livre, une fois lu, ne vous lâchera pas de sitôt. Ce roman émouvant, poignant, désarmant fera date et marquera cette rentrée littéraire 2013.


  • par (Libraire)
    2 août 2013

    Autant le dire d'emblée : "Kinderzimmer" est de ces livres qui vous prennent aux tripes dès les premières pages et vous arrachent régulièrement des larmes. Valentine Goby, dont le talent pour traiter les histoires les plus émouvantes de la façon la plus subtile n'est plus à démontrer, a choisi pour la rentrée littéraire 2013 de livrer un texte d'une force incroyable.

    Nous sommes en 1944, son héroïne Mila est enceinte et se retrouve dans l'enfer des camps. A Ravensbrück, au milieu de centaines de milliers d'anonymes, elle ne sait combien de temps elle pourra cacher sa grossesse. Ce qu'elle apprendra, c'est que dans cet enfer, une lueur d'espoir existe. Cette lueur s'appelle Kinderzimmer.

    D'une écriture certes poétique mais aussi crue et brutale, Goby a peut-être composé avec ce nouveau roman une des fictions majeures de ces dernières années ayant pour thème l'univers concentrationnaire.